UTILISATION DES COOKIES : en poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer une navigation personnalisée, des publicités adaptées à vos centres d’intérêts et la réalisation de statistiques. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies, cliquez ici 

Le crowdfunding réalise une année record

Etudes et Documents
Outils
TAILLE DU TEXTE

L'association Financement Participatif France (FPF) et Mazars viennent de publier un baromètre portant sur le financement participatif (ou crowdfunding) et le financement alternatif en France. Le baromètre montre notamment la forte augmentation des fonds collectés grâce au crowdfunding (+56 % par rapport 2018, représentant 629 millions d'euros).

Le baromètre se fonde sur les données déclaratives récoltées auprès de 58 plateformes de financement alternatif. Les auteurs de l'étude indiquent que "financement alternatif" regroupe plusieurs formes de financement, avec par exemple le crowdfunding (qui est la forme la plus développée) ou encore les cagnottes en ligne ou les fonds de prêts aux entreprises.

Huit fois plus de fonds récoltés sur les plateformes de financement alternatif en 2019 par rapport à 2015

L'étude indique ainsi que depuis 2015, les montants collectés via les plateformes de financement alternatif (toutes catégories confondues) ont été multipliées par huit. Elles sont en effet passées de 169 millions d'euros en 2015 à 1,4 milliard d'euros collectés en 2019.

Le nombre de projets est lui aussi important, avec entre autre 768 728 cagnottes en 2019 (exemples : pot de départ, anniversaire) et 19 954 projets de financement participatif. 

Même si le crowdfunding représente une part importante du secteur, il n'est pas le seul. Ainsi en matière de finance alternative, les entreprises y trouvent aussi leur compte.  42 % de projets supplémentaires ont été portés par les entreprises en 2019 par rapport à 2018. Les porteurs des projets sont essentiellement des TPE, PME et ETI pour 80,5 % et des start-up pour 13 %.

Même constat pour le financement des solidarités. Les solutions participatives embarquées ainsi que les dons sans contrepartie ont aussi progressé en 2019.

Le financement participatif fait désormais partie du "paysage du financement des entreprises"

En matière de financement participatif, le baromètre montre que le secteur n'en est plus à un "stade d'amorçage" mais qu'il est désormais inscrit dans le "paysage du financement des entreprises" françaises. Les auteurs de l'étude expliquent cette augmentation de plusieurs manières.
En premier lieu, la proximité et la transparence offertes par le crowdfunding seraient plus en phase avec les attentes des donateurs et investisseurs.
En second lieu, l'étude note qu'un triptyque s'est installé : les banques, les fonds d'investissement et les plateformes de crowdfunding.

Les auteurs ne pensent pas que le financement participatif soit un simple effet de mode car il trouve son fondement dans les évolutions de la société. Par ailleurs, il correspond à des exigences de traçabilité, de proximité et de transparence de plus en plus recherchés par les particuliers et les acteurs institutionnels. 

crowdfunding secteurseconomiquescrowdfunding secteurseconomiques

Pour être plus précis, le financement participatif a progressé de 56 % en 2019 par rapport à 2018, en atteignant le montant de 629 millions d'euros récoltés. C'est le secteur économique le plus représenté, avec un total de 576 millions d'euros levés. Est inclus par exemple dans ce secteur les domaines de l'immobilier, de l'industrie, de l'environnement, des technologies ou de l'agriculture.

Viennent ensuite le secteur culturel (audiovisuel, musique...) qui a levé 32 millions d'euros, puis le secteur social (éducation, humanitaire...) avec 21 millions d'euros collectés. 

On remarque donc que le secteur technologique et les start-up sont loin d'être sur-représentées sur les plateformes de financement participatif. La diversité est particulièrement importante, que ce soit à propos des porteurs de projets (PME, ETI, start-up...) ou des secteurs concernés. 

Raphaël Lichten