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Consultation gouvernance : les avocats parisiens veulent un Ordre national

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avocats4Consultés pour la première fois sur la gouvernance de leur profession, les avocats parisiens se prononcent majoritairement pour la création d’un ordre national doté d’un exécutif fort et présidé par une personnalité élue au suffrage universel direct.


Près de 3050 avocats représentant 15% du Barreau de Paris et plus de 6% de la profession au niveau national, ont saisi l’occasion donnée pour la première fois par le Barreau de Paris de s’exprimer sur l’avenir de leur profession. De juillet à septembre dernier, les avocats parisiens ont été invités à répondre à la consultation directe organisée par l’Ordre.

La distribution des rôles actuelle : « inefficace » et « dépassée »

Premier enseignement de la consultation : le scepticisme des avocats parisiens sur l’efficacité collective actuelle de la profession. Deux avocats sur trois regrettent en effet les difficultés de la profession à s’imposer sur le marché du droit et du conseil face à ses concurrents traditionnels.

En outre, 73 % d’entre eux estiment que la profession n’est
pas suffisamment efficace dans ses négociations avec les pouvoirs publics.

C’est donc logiquement que la profession aspire à sa modernisation : elle est nécessaire pour 89 % des avocats parisiens, pour affronter les nouveaux défis. Enfin, 60 % d’entre eux estiment l’actuelle organisation en 161 ordres locaux incompatible avec cette nécessaire évolution.

Plébiscite pour un Ordre national

Interrogés sur l’échelon (niveau local, régional ou national) auquel doit se situer la gouvernance, quatre avocats sur cinq souhaitent que le pouvoir exécutif de la profession soit exercé au niveau national.

Pour 75 %, ce nouvel organe de gouvernance nationale devrait recevoir la dénomination d’ « Ordre national des avocats », dénomination jugée lisible et reflet de l’unité de la profession. En outre, 75 % des avocats parisiens appellent de leurs voeux un président ou bâtonnier national élu au suffrage universel direct de tous les avocats de France.

Un espace pour des Ordres régionaux

S’ils réaffirment leur attachement au niveau local de gouvernance pour un certain nombre de compétences comme l’application de la déontologie ou la discipline, les avocats parisiens sont nombreux (55%) à souhaiter la mise en place des ordres régionaux. Dans cette hypothèse, un avocat sur deux juge nécessaire de supprimer les ordres locaux.

Vers un référundum

Pour Jean Castelain, Bâtonnier de Paris, cette consultation « marque à coup sûr une prise de conscience historique, venant du coeur de la capitale, de la nécessité de nous doter d’un exécutif fort et unifié au niveau national afin que chaque avocat, quel que soit son barreau d’origine, puisse bénéficier d’une défense optimale de ses intérêts. » Une consultation référendaire sera organisée par le Barreau de Paris dans le cadre des éléctions ordinales et du Conseil National des Barreaux début décembre afin de faire valider par le scrutin de l’ensemble des avocats Parisiens les scénarios issus de cette consultation.