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Philippe Despres, Of Counsel, Skadden : « Mon objectif principal est d'apporter mon expertise pour développer l'activité de droit du travail »

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Le Monde du Droit a interrogé Philippe Despres qui vient de rejoindre Skadden pour prendre la tête du département droit social.

Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre Skadden ?

Skadden a été au cœur des évolutions juridiques majeures de ces dernières années: la collaboration fluide entre les pratiques, le fonctionnement sans frontières géographiques, et la capacité et l'enthousiasme à mettre en place des solutions créatives afin de répondre aux problématiques complexes des clients m'ont convaincu. J'ai donc souhaité saisir l'opportunité de rejoindre ce cabinet afin de mettre mon expertise au service des équipes pour relever les défis les plus complexes des clients, ce qui permettra à Skadden de leur offrir un éventail d’expertises toujours plus large pour mieux les servir.

Pouvez-vous nous décrire votre parcours ?

J'exerce en qualité d'avocat depuis plus de 26 ans. Mon parcours m'a donné l'opportunité d'intégrer différents cabinets avant Skadden et j'en retiendrai trois, très différents les uns des autres, tant culturellement que professionnellement, Cleary Gottlieb au sein duquel j'ai passé 4 ans, Gide au sein duquel j'ai passé 11 ans et qui m'a permis de devenir associé et Eversheds que je viens de quitter après 6 ans.

 Qui a le plus influencé votre carrière ?

De nombreuses personnes ont influencé ma carrière et ma vision de la profession mais plutôt que de mettre l'accent sur un individu je dirais que les trois principaux cabinets au sein desquels j'ai exercé, m'ont permis d'aborder cette profession sous un angle différent et d'enrichir ma pratique.

Quel est votre meilleur souvenir dans votre carrière ?

Mon meilleur souvenir restera le jour où un accord de fin de conflit a été trouvé avec les syndicats et le confrère adverse dans un dossier de restructuration et de fermeture de site particulièrement difficile à gérer qui m'avait quasiment occupé à temps plein pendant un an.

Quels sont vos domaines de compétences ?

J'ai une grande expérience dans la gestion des problématiques de droit social, qui couvre de multiples secteurs et situations. J'interviens principalement en conseil, avec une dominante dans le domaine de la négociation collective (notamment en matière de temps de travail) et des restructurations. J'interviens également en appui d'autres départements, notamment dans le cadre d'opérations de fusions/acquisitions et d'OPA, sur les problématiques de consultation des IRP, de transfert de salariés et d'harmonisation de statut collectif.

Quelles sont, selon vous, les actualités marquantes de ces dernières semaines dans ces secteurs d'activité ?

Les dernières semaines sont évidemment marquées par le conflit social en France qui a eu un impact significatif sur l'économie, notamment dans le domaine du commerce de détail, et qui pourrait contraindre certaines entreprises à envisager des restructurations.

Qui conseillez-vous ?

Je conseille des groupes français ainsi que des groupes étrangers, majoritairement anglais et américains, relevant de différents secteurs d'activité comme le commerce de détail ou l'industrie.

Quels sont vos objectifs pour ce cabinet ?

Mon objectif principal est d'apporter mon expertise pour développer l'activité de droit du travail, plus particulièrement dans la phase post-acquisition. En effet, quasiment toutes les acquisitions sont suivies d'une phase de restructuration sociale plus ou moins lourde, qu'il s'agisse de l'harmonisation des statuts collectifs ou de licenciements collectifs, et il y a selon moi une vraie logique à ce que le cabinet ayant fait le diagnostic social de la cible avant l'acquisition participe à la mise en œuvre de la stratégie de l'acquéreur une fois l'acquisition effectuée.

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier)