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Régine Goury, Associée, Mayer Brown : « Ma cooptation s'inscrit dans la volonté de Mayer Brown de développer l’équipe droit social à Paris »

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Le Monde du Droit a interrogé Régine Goury, nouvelle associée dans le département Employment & Benefits de Mayer Brown à Paris.

Selon vous, qu'est-ce qui a présidé à votre cooptation ?

Ma cooptation s'inscrit dans la volonté de Mayer Brown de développer l’équipe droit social à Paris afin de pouvoir accompagner au mieux nos clients dans cette période d’intense transformation (réformes en droit social, Brexit). L’équipe comprend aujourd’hui 7 avocats, deux associés, un counsel et quatre collaboratrices. D’une manière plus globale, notre équipe s’intègre dans l’EBG (Employment & Benefits Group) de Mayer Brown, un groupe en pleine expansion avec une forte présence aux Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Hong-Kong et Brésil, ainsi qu’un réseau très étendu de cabinets partenaires.

Pouvez-vous nous décrire votre parcours ?

Après un DEA de droit privé (Paris Descartes) et un DESS de droit du marché commun (Panthéon Sorbonne), j’ai commencé ma carrière d’avocate en droit des affaires avant de me spécialiser en droit social. Ma première collaboration s’est effectuée au sein du cabinet individuel de François de Bourgerel qui a rapidement intégré Nauta Dutilh. J’ai ensuite travaillé au sein des cabinets Slaughter & May puis Bredin Prat avant rejoindre Mayer Brown en 2009 et être promue Counsel en 2010. Mon passé lointain d’avocate en droit des affaires me permet d’avoir une compréhension plus globale de l’entreprise.

Qui a le plus influencé votre carrière ?

Au cours de ma carrière, j’ai noué des relations de confiance avec un certain nombre de clients que je conseille toujours après des années. Chacun a sa vision particulière de la gestion des ressources humaines et notre interaction est toujours stimulante et créatrice. Cette relation est ce qui me motive. Par-delà, il est essentiel de pouvoir travailler dans une structure où l’on se sent bien, avec des collègues sur qui l’on peut compter et un dirigeant qui sache insuffler une dynamique, c’est le cas pour Mayer Brown Paris et Jean-Philippe Lambert.

Quel est votre meilleur souvenir dans votre carrière ?

En droit social, à mon sens, la plus grande satisfaction est d’avoir pu accompagner le client dans une négociation difficile qui permette de déboucher sur un accord et l’absence de contentieux. Je pense à la conduite de réorganisations, mais également à la conclusion d’accords collectifs ou encore des négociations individuelles.

Quels sont vos domaines de compétences ?

Mes domaines de compétence concernent en premier lieu les transferts de salariés, les réorganisations, la conclusion d’accords collectifs et les relations avec les institutions représentatives du personnel. Je m’efforce aussi de trouver des solutions pratiques aux problématiques quotidiennes de mes clients et dans ce cas, le champ du droit social est vaste ! Enfin, lorsqu’aucune solution ne peut être trouvée, j’assurer la défense de mes clients en justice sur des problématiques telles que le co-emploi, le temps de travail ou les licenciements individuels ou collectifs.

En raison du nombre de données personnelles traitées en ressources humaines, je conseille depuis de nombreuses années en matière de protection des données. Cette matière a pris un essor récent avec le RGPD et Mayer Brown, avec sa structure internationale, conseille les entreprises dans leurs projets globaux.

Quelles sont, selon vous, les actualités marquantes de ces dernières semaines dans ces secteurs d'activité ?

L’actualité récente en droit social est riche. Si je devais retenir seulement deux choses, je dirais, la prime exceptionnelle de fin d’année qui a connu un succès immédiat dans les entreprises, avant même l’adoption du texte, et l’entrée en vigueur de la loi pour la Liberté de choisir son avenir professionnel, plus particulièrement la formation professionnelle. J’ai pu constater par le passé à quel point la formation professionnelle était difficile à mettre en œuvre pour les populations qui en avaient le plus besoin, et suis convaincue que l’avenir est dans l’accompagnement dans le changement et non dans des contentieux stériles sur le plafonnement des indemnités de rupture.

Qui conseillez-vous ?

Mes clients sont principalement des banques, sociétés financières et compagnies d’assurance. Je conseille également plusieurs groupes industriels dans la métallurgie et la chimie ainsi que des sociétés dans l’industrie du luxe (mode, parfum).

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier)