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Pierre-Olivier Sur et Vanessa Bousardo : « L’Ordre doit devenir l’institution indispensable de tous les avocats »

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Le Monde du Droit a interrogé Pierre-Olivier Sur et Vanessa Bousardo, avocats candidats aux élections au Conseil de l'Ordre de Paris 2018. 14 nouveaux membres du conseil de l’Ordre pour un mandat de 2019 à 2021, par binômes paritaires, une femme, un homme seront élus à l'issue des élections des 4 et 6 décembre 2018.

Pourquoi vous présentez-vous?

Les textes prévoient qu’un ancien Bâtonnier exerce deux mandats en tant que MCO et que les candidatures s’effectuent en binôme homme/femme. C’était pour nous une sorte d’alignement des planètes, dans la perspective des dix années pendant lesquelles nous avons travaillé ensemble, dans le même cabinet, au service de nos clients. Et si nous l’avons fait, c’est que nous étions animés d’une même passion de la défense, d’un même engagement inconditionnel pour les valeurs du barreau et d’un sens du service à apporter désormais ensemble, pendant les 3 ans à venir, à tous nos confrères. 

Quels sont les principaux axes de votre programme?

Le développement d’un Ordre protecteur toujours au service des confrères, le renforcement de la solidarité, le rayonnement des valeurs du barreau. Avec, encore et toujours, la volonté affirmée de défendre notre périmètre ainsi que la viabilité économique de l’ensemble de nos structure.

Quels sont les dysfonctionnements de l’Ordre?

L’Ordre est perfectible et, dans une certaine mesure, à la croisée des chemins d’une crise globale de la représentativité et de la gouvernance ... comme il y en a en ce moment dans les syndicats, les partis politiques et de nombreux États occidentaux! L’Ordre doit devenir l’institution indispensable de tous les avocats, lesquels doivent avoir la certitude qu’ils seront défendus par leurs représentants. Nous devons aussi reconnaître à l’Ordre certains succès pour la profession. Par exemple, d’avoir au cours des 30 dernières années fait du barreau une profession forte et, de Paris, l’une des principales place de droit dans le monde (par l’ouverture à la présence des cabinets internationaux). Par ailleurs l’Ordre a gagné des grands combats de libertés publiques (la présence de l’avocat en garde à vue) ou en s’opposant à l’obligation de délation soumise aux professionnels du droit (TRACFIN).

Qu’avez-vous de plus que les autres candidats?

Pour le Conseil de l’Ordre il s’agit d’élire une assemblée représentative de l’ensemble des 30 000 avocats du barreau de Paris - donc des candidats qui incarnent toute la profession à savoir : le droit de la famille, le droit du travail, le droit pénal, le droit de la construction, les MADR, l’exercice du droit français à partir de Londres en plein BREXIT, la pratique du droit continental dans une structure internationale, mais également le dévouement à notre barreau par exemple avec une expérience syndicale (même de rupture ou ordinale). Chaque équipe de candidats incarne donc sinon un « plus » du moins une complémentarité dans un groupe de candidats homogène et de haut niveau dont le barreau peut être fier. En ce qui concerne notre binôme, nous pensons que notre proximité, due à nos années d’exercice en commun, ainsi que la complémentarité de nos profils sont une force !

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier)