Lutte contre la fraude et la corruption lors des fusions-acquisitions : les multinationales ne procèdent pas à des contrôles minutieux

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Selon un rapport du cabinet d'avocats d'affaires Hogan Lovells, plus de la moitié des multinationales ne procèdent pas à des contrôles minutieux de lutte contre la fraude et la corruption lors des fusions-acquisitions.

La dernière étude du cabinet d'avocats d'affaires international Hogan Lovells "Garder le cap - Piloter le risque de corruption dans les fusions-acquisitions", menée auprès de plus de 600 directeurs juridiques et responsables de la conformité au sein d'entreprises internationales en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en Asie, révèle que 54 % des multinationales déclarent que leurs vérifications préalables et postérieures aux fusions-acquisitions sont incomplètes, même si 64 % d’entre elles estiment que ces opérations présentent les risques parmi les plus élevés en matière de fraude et de corruption.

Par ailleurs, 72 % d'entre elles ne font pas intervenir leur équipe de conformité antifraude et anticorruption en temps utile pendant les discussions relatives à une fusion-acquisition.

« Trop peu d'entreprises font le nécessaire pour contrer la fraude et la corruption lors de fusions-acquisitions ou d’investissements en private equity. Au lieu de cela, elles s’occupent de la due diligence sur la fiscalité, les règles antitrust, les aspects juridiques et financiers, la propriété intellectuelle et les autres ressources spécifiques au secteur. Mais ces facteurs ne font pas de différence si la société que vous souhaitez acquérir est corrompue » explique Antonin Lévy, associé responsable de la pratique Droit pénal des affaires de Hogan Lovells à Paris.

Arnaud Dumourier (@adumourier)