Christine Daric, Associée, Franklin

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Le Monde du Droit a interrogé Christine Daric qui vient de rejoindre Franklin en tant qu'Associée pour renforcer le département de droit fiscal.

Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre Franklin ?

Indépendant, tourné vers l’international, pluridisciplinaire, taille critique d’environ 80 avocats, et surtout nombreuses pratiques d’excellence, dont une pratique immobilière remarquable avec deux associés de renom, Henry Ranchon et François Verdot, et une pratique fiscale avec un associé incontournable dans sa spécialité, Jérôme Barré, que j’ai pu côtoyer chez Ernst & Young et chez Landwell, sont les atouts qui m’ont conduite à rejoindre Franklin.

Pouvez-vous nous décrire votre parcours ?

J’ai la chance d’avoir été formée par les meilleurs ! Après des études de droit où j’ai travaillé dans un cabinet généraliste à vocation immobilière (Honig), j’ai intégré Price Waterhouse en 1998, devenu Landwell après sa fusion avec Coopers & Lybrand, dans l’équipe de Marc Cretté. J’ai ensuite rejoint l’équipe d’Olivier Mesmin, Jean-Yves Charriau et Emmanuel Chauve chez Ernst & Young qui offrait une forte synergie avec l’équipe juridique pilotée par Marc Mariani. La loi de Sécurité Financière nous a conduits en 2004 à quitter l’univers des Big et à rejoindre un autre cabinet ayant un fort réseau de fiscalistes, Baker & McKenzie, afin d’y créer la pratique immobilière. J’y ai été élue associée en décembre 2007. Après 17 années passées dans des cabinets à réseaux, j’ai souhaité donner une dimension plus entrepreneuriale et libre à ma carrière. J’ai ainsi rejoint Fairway en 2015 et aujourd’hui Franklin qui s’inscrit dans une vraie dynamique de croissance et offre un côté international et pluridisciplinaire indispensables pour ma pratique.

Qui a le plus influencé votre carrière ?

Marc Cretté qui chez Landwell m’a recrutée pour créer le département immobilier et Olivier Mesmin qui m’a fait grandir et m’a appris à « prendre de la hauteur » et à avoir une « hélicoptère view ».

Quel est votre meilleur souvenir dans votre carrière ?

J’en ai deux :
La création du régime des Sociétés d’Investissement Immobilier Cotées (SIIC), où en tant que conseil de la Fédération des Sociétés Immobilières et Foncières (FSIF) aux côtés d’Olivier Mesmin, j’ai pu participer à la rédaction et aux négociations des textes avec l’administration fiscale. C’est une expérience unique pour un fiscaliste que de rédiger des textes.
Cœur Défense, immeuble le plus gros d’Europe, pour lequel j’ai pu conseiller un fonds d’investissement internationales fonds lors de l’acquisition en 2007 pour un prix de 2,1 milliards d’euros. J’ai obtenu à cette occasion un des premiers rescrits de l’administration fiscale sur une restructuration Quemener.

Quels sont vos domaines de compétences ?

Je suis fiscaliste corporate. Mes clients viennent principalement me consulter pour structurer ou restructurer leurs investissements, les assister lors de leurs acquisitions ou cessions, définir leur stratégie fiscale ou les assister lors de leurs contrôles fiscaux.

Quelles sont, selon vous, les actualités marquantes de ces dernières semaines dans ces secteurs d'activité ?

On sent un regain d’intérêt et de confiance des investisseurs étrangers pour la France avec l’élection d’Emmanuel Macron. Nous attendons avec impatience les premières mesures fiscales en espérant qu’elles permettront de confirmer ce mouvement.

Qui conseillez-vous ?

Mes clients sont à la fois français où internationaux, fonds d’investissement ou fonds privés, institutionnels ou privés, grandes entreprises ou groupes familiaux.

Quels sont vos objectifs pour le cabinet ?

Je souhaite contribuer à développer la pratique fiscale corporate aux côtés de Jérôme Barré qui a développé une pratique fiscale patrimoniale de premier plan, en étroite coopération et synergie avec les autres pratiques du cabinet.

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier)