Solenne Daucé, Associée, Seban & Associés

Interviews
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Solenne DaucéLe Monde du Droit a interrogé Solenne Daucé qui vient d'être nommée Associée au sein du cabinet Seban & Associés.

Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre SEBAN & ASSOCIES en 2009 ?

Le fait que le Cabinet travaille pour le secteur public et ait, dans ce cadre, l’occasion d’intervenir sur des dossiers très variés, pour tous les types de collectivités, à la fois sur des sujets emblématiques et sur un accompagnement quotidien des collectivités notamment me le rendait très attractif ; la convivialité qui y règne a achevé de me convaincre une fois arrivée sur place !

Pouvez-vous nous décrire votre parcours ?

Après avoir entamé mes études à l’Université de Droit de Rennes I, je suis arrivée à l’Université Paris II Assas en troisième année, en licence ; j’y ai accompli le reste de mes études, à savoir, après un DEA de droit public, un DESS droits de l’homme ; c’est également dans cette université que j’ai préparé l’examen d’entrée à l’école de formation du Barreau de Paris que j’ai intégré en 2004. J’ai prêté serment en janvier 2005 et exercé la profession pendant cinq ans au sein du Cabinet Goutal, Alibert & Associés, avant de rejoindre en 2009 le Cabinet Seban & Associés. L’équipe que je dirige s’est progressivement étoffée et comprend désormais quatre collaborateurs.

Qui a le plus influencé votre carrière ?

Il me paraît difficile de donner un seul nom, une évolution de carrière étant faite de multiples rencontres et évènements, plus ou moins significatifs à première vue mais finalement assez décisifs : sans pouvoir être exhaustive, je pense à des membres de ma famille, élus de leurs communes, qui m’ont donné le goût de la chose publique, à mon professeur de droit administratif de deuxième année qui m’a fait découvrir et aimé cette matière, à un ami avec qui j’ai accompli mes études et qui m’a convaincu de quitter mon premier cabinet pour le rejoindre chez Seban & Associés et puis bien sûr les avocats par lesquels j’ai été formée, les associés du Cabinet Seban & Associés, qui m’ont offert l’opportunité de participer à des projets institutionnels majeurs, m’ont soutenu et accordé leur confiance.

Quel est votre meilleur souvenir dans votre carrière ?

Là encore, il est peu aisé de retenir un seul évènement, une carrière étant évidemment et fort heureusement constituée de nombreuses satisfactions ; j’en mentionnerai qui me revient à l’esprit : lors des débats parlementaires sur la loi NOTRe, qui a procédé à vaste redécoupage des compétences des collectivités territoriales, nous avons travaillé à l’élaboration d’amendements pour accompagner nos clients dans certaines évolutions législatives, notamment s’agissant de la Métropole du Grand Paris ; c’est un travail à la fois passionnant et particulièrement intense car il nécessite de s’adapter en permanence au projet de loi adopté, dans des délais contraints ; et, au-delà de la mécanique intellectuelle très enrichissante, il y a une grande satisfaction à savoir que les parlementaires ont été convaincu et ont adopté le dispositif, avec un client qui, de surcroît, vous associe en vous envoyant un message dès le texte adopté, au milieu de la nuit, pour vous en faire part… Au-delà de cette anecdote, savoir que vous œuvrez, à votre échelle et dans la mesure de vos moyens, pour un bon accomplissement des missions de service public est tout à fait gratifiant.

Quels sont vos domaines de compétences ?

J’interviens dans des domaines à la fois variés et complémentaires, entre eux et avec ceux des autres secteurs du cabinet, ce qui nous amène avec mon équipe à travailler fréquemment avec les autres avocats du cabinet : nous intervenons en matière de coopération locale (structures de coopération intercommunales, syndicats mixtes…), ainsi que, de manière complémentaire, en finances locales et avons développé une expertise spécifique dans certaines domaines d’intervention des structures intercommunales notamment, en particulier en environnement (déchets, eau et assainissement, GeMAPI, pollution…) et tourisme.

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier)